CIRAD
Depuis 1995, la production d'huile de palme a été multipliée par cinq et devrait encore quadruplée d’ici 2050 au détriment des forêts primaires, parfois complètement rasées pour la production de l’huile.
Un habitant d’un village de producteur précise qu’ils ont été pousser à faire ce choix par les politiques qui y voyait une grande participation à l’économie nationale, une stimulation à l’économie locale et une réduction de la pauvreté. De plus les grands groupes exploitant leur avait fait la promesse d’une grande prospérité financière, et une protection au niveau de la santé. Or les seuls à faire du réel profit et à s'enrichir sont souvent les grandes entreprises ou grandes exploitations.


NESTLE

Le choix de l'huile de palme dans les produits NESTLE est dû à ses propriétés physiques et organoleptiques uniques qui permettent de répondre aux attentes des consommateurs :
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une onctuosité très appréciée
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un goût neutre
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une excellente conservation (pas de rancissement)
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une consistance naturellement solide, ce qui permet de ne pas avoir recours à l'hydrogénation partielle de matières grasses végétales (et donc d'éviter la formation éventuelle d'acides gras trans) un prix permettant de rendre plus accessibles ces produits plaisirs
The Forest Trust (TFT) établit la traçabilité des achats de NESTLE depuis 2015 , évalue les plantations, préconise des actions alternatives, et met en place des mesures préventives qui dépassent les standards internationaux, et valorise également :
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le droit des populations locales
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les forêts primaires (forêts n'ayant jamais été exploitées)
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les ressources à haute valeur pour la conservation (diversité biologique, valeur environnementale socio-économique et paysagère très élevée)
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les tourbières (réservoirs importants de carbone et d'eau)
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les zones forestières à haute teneur en carbone (forêts déjà exploitées, ayant un potentiel de régénération)
Par ailleurs, NESTLE France est engagé activement dans l'Alliance Française pour une Huile de Palme Durable.
Etude de cas NESTLE
Le groupe alimentaire suisse Nestlé a joué et joue encore aujourd’hui un rôle important dans la controverse sur l’huile de palme. En effet, en 2010, l’ONG Greenpeace publie une vidéo choc accusant Nestlé de participer à la déforestation de la forêt tropicale à cause de l’utilisation de l’huile de palme dans ses produits. De plus, cette ONG détourne le célèbre logo “Kit Kat” en le nommant “Killer”. En effet, la déforestation des forêts tropicales entraîne une disparition de l’habitat naturel de nombreuses espèces dont les orang-outan. Dans le viseur de Greenpeace se trouve surtout le premier producteur d’huile de palme en Indonésie nommé Sinar Mas qui est aussi l’un des principaux fournisseurs de Nestlé. L’ONG qui lutte pour l'environnement accuse Sinar Mas de détruire la forêt et donc de participer à la disparition de nombreuses espèces d’Indonésie et de favoriser le dérèglement climatique. En effet, à cette époque, beaucoup de grandes entreprises telle que Nestlé avait comme objectifs principaux la productivité et la rentabilité. L’écologie commençait à prendre de l’importance mais pas encore assez pour que toutes les grandes entreprises se préoccupent de leur impact sur l’environnement. C’est pour cela que des ONG et des associations comme Greenpeace ont commencé à dénoncer ces entreprises. Tout d’abord, au commencement de cette affaire Nestlé a demandé la suppression de la vidéo de Greenpeace. Cette décision a donné lieu à de nombreuses réactions négatives de la part des consommateurs qui l’ont assimilé à de la censure. Pour répondre à la colère des consommateurs, Nestlé a décidé de s’excuser et de prendre des mesures importantes. En effet, toujours en 2010, Nestlé annonce qu’il s’engage à supprimer l’utilisation de l’huile de palme liée à la déforestation d’ici 2020. De plus, quelques années plus tard, en 2019, Nestlé met en place des satellites d’observation pour surveiller ses fournisseurs d’huile de palme. Cependant, malgré les décisions prises par Nestlé,en 2020, le groupe alimentaire suisse n’a toujours pas réussi à atteindre son objectif de n’utiliser que de l’huile de palme durable pour ses produits. Les différentes ONG qui luttent pour l’environnement accusent Nestlé d’être trop lent dans ses actions et de ne pas en faire assez. Par exemple, Asti Roesle, une militante suisse de Greenpeace affirme :
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”Ce que nous observons, c'est que tous les efforts de Nestlé jusqu'ici n'ont pas entraîné une diminution de la déforestation et de la dégradation des forêts dans les régions où le groupe s'approvisionne”
Pour répondre à ces critiques, Nestlé se défend en indiquant qu’il a pris la décision de continuer à acheter de l’huile de palme à de petits producteurs alors que leurs exploitations d’huile de palme sont très difficiles à observer, avec notamment des satellites. De plus, le groupe alimentaire suisse a décidé de se fournir chez des producteurs sud-américains, qui sont plus difficiles à convaincre à donner des preuves sur leurs exploitations mais qui sont aussi plus proche de l’Europe pour limiter la pollution liée au trajet d’importation de l’huile de palme. En plus de cela, Benjamin Ware, responsable mondial de l'approvisionnement responsable chez Nestlé affirme que les objectifs initiaux du groupe seront atteints dans les trois prochaines années.
En conclusion, cette affaire montre comment les acteurs évoluent dans la controverse de l’huile de palme. Tout d’abord, les entreprises ne pensent qu’au profit et au fur et à mesure que les associations, les ONG et les consommateurs dénoncent et accusent ces grandes entreprises et aussi les gouvernements du monde entier, les mentalités évoluent et les grands acteurs de ces controverses prennent des décisions et font des actions.
Cycle représentant l'évolution de la controverse de l'huile de palme chez NESTLE
