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Arguments défavorables

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Les pays producteurs, majoritairement pauvres, considèrent l'huile de palme comme une source de développement, et les industriels de l’alimentation, des cosmétiques et des bio-carburant occidentaux font valoir ses qualités chimiques et sa contribution à leurs profits. Cependant l’huile de palme est aussi montrée du doigt, notamment pour les dommages environnementaux occasionnés par sa technique de culture: écologistes, climatologues, notamment, en majorité occidentaux, élèvent leurs voix pour freiner l'expansion de son exploitation.

Economie

Depuis 1995, la production d'huile de palme a été multipliée par cinq et devrait encore quadruplée d’ici 2050 au détriment des forêts primaires, parfois complètement rasées pour la production de l’huile.

Un habitant d’un village de producteurs précise qu’il a été poussé à faire ce choix par les pouvoirs publics qui voyait en l'huile de palme une contribution très significative à l’économie nationale, une stimulation de l’économie locale et en conséquence une réduction de la pauvreté. De plus les grands groupes exploitants font miroiter un meilleur niveau de vie à leurs salariés, une protection au niveau de la santé qui ne sont pas toujours effectifs.

Or, ceux qui s'enrichissent le plus sont souvent les grandes entreprises ou grandes exploitations suffisamment forts face à la demande mondiale. Mais les petits producteurs dépendent des prix de marché d'acheteurs puissants qui imposent leurs règles.

Social

La déforestation des forêts tropicales induit des effets négatifs pour les populations locales anciennement installées au cœur de ces forêts : elles sont souvent expulsées sans ménagement. Par exemple en 2010, en Colombie, des producteurs et ONG colombiens s’attaquent au groupe majoritaire « Daabon Organic » pour son achat non négocié des terres pour une palmeraie, de Las Pavas devant entraîner  l’expulsion forcée des 123 familles qui y vivaient.

Les conditions de travail sont souvent très difficiles :

  • Travail des enfants : À partir de 8 ans ils effectuent un travail dangereux, difficile physiquement. Ils sont dans l’obligation de ne plus aller à l’école et sont contraints de rester dans les plantations.

  • Travail des femmes : De longues heures de travail, sous menace de réduction de salaire. Faible salaire, pas d’assurance maladie ni retraite. Les mères sont éloignées de leurs enfants pour travailler plus.

  • Travail des ouvriers : Utilisation de pesticides dangereux , sans protection, pratique du brûlis sans combinaisons de protection. Des matériels de piètre qualité qui n’assure pas la montée dans les arbres à plus de 20 mètres de haut lors de l’élagage.

La majorité des travailleurs ont également des problèmes respiratoires.

Amnesty international dénonce une atteinte aux droits humains : « UNE HUILE DE PALME DURABLE … PRODUITE PAR DES ENFANTS ? ». Malgré ces dénonciations, les filiales et grandes entreprises telle que Nestlé, Colgate et UNILEVER continuent à acheter aux fournisseurs tels que Wilmar, en Indonésie, qui sous – traitent ainsi à des populations locales : une main – d’œuvre locale peu coûteuse, avec parfois pas plus de 2.5$ par jour comme le dénonce Amnesty Internationale.

Santé

Pour le consommateur :


L’huile contiendrait beaucoup trop d’acide gras saturés ce qui seraient très néfaste pour l’organisme et entrainerait des problèmes cardio-vasculaires dus à une chaîne de carbones allant de 14 à 18 atomes. L’huile de palme est majoritairement composée à 43,5% d’acide palmitique, d’acide oléique (36,6%) et d’acide linoléique (9%). La composition très élevée en acide palmitique, acide gras saturé, inquiète certains nutritionnistes qui s’accordent pour indiquer que l’huile de palme favorise l'augmentation du cholestérol LDL, HDL. Sachant que pour une consommation raisonable de ces acides représentant 8% du total consommé, la part de l'huile de palme est de 4 à 7% ! En conséquence les nutritionnistes recommandent de rester vigilants.

Pour les agriculteurs:

L'atteinte à la santé des ouvriers est également dénoncée en raison des heures de travail trop importantes, de l'usage de pesticides sans protection.

Le travail des enfants trop jeunes perturbe leur croissance et entrave leur accès à l'éducation.

Environnement

La culture de palmier et les conséquences de la déforestation ont également un effet dévastateur non seulement sur le climat, car les forêts sont à l’origine de l’absorption de CO2, mais également pour les populations, la faune et la flore qui dépendent des forêts primaires.

De nombreux scientifiques s’accordent à qualifier la déforestation et la pratique de cette monoculture comme étant néfastes pour les Hommes et la planète :

·         Epuisement des éléments nutritionnels du sol : lorsqu'une zone de culture intensive devient inexploitable, il faut attendre 10 à 15 ans pour une repousse naturelle. Ceci implique donc l’accroissement constant des hectares cultivés par les producteurs afin de limiter les risques de perte inerrants à ces périodes de "jachère".

·         Perturbation de l’équilibre de l’écosystème et bio- diversité : la monoculture appuyée par la déforestation, ne laisse plus aucune traces des forêts primaires. En Malaisie, par exemple, le développement du palmier à huile a représenté 47% de la déforestation observée de 1972 à 2015. En Indonésie, premier producteur mondial d’huile de palme, environ 16% de la perte de forêts lui est directement attribuable durant cette même période. La tendance est similaire sur l’île de Bornéo. De nombreuses associations sensibilisent sur les conséquences dramatiques sur les populations animales et notamment celle des Orangs – outans en diminution de 90% sur l’Île de Sumatra, par exemple.

·         Augmentation forte des pesticides car le terrain n’est plus constitué de défenses naturelles : notamment disparition d’espèces qui régulent l’apparition de maladies. Une plantation de palmier réduit de 90% le taux de biodiversité (d’après WWF).

·         Gaz à effet de serre : d’après Greenpeace « Les incendies ont ainsi contribué pour 3 % de la totalité des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2015 ». Pour sensibiliser, cette association :

- propose une « politique zéro déforestation » par la méthode «HCS» (méthodologie rigoureuse aux entreprises qui franchissent le pas de s’engager dans des politiques zéro déforestation. 

- et soutien la démarche RSPO (depuis 2001).

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